#CIBM2025. Quand la boulangerie réécrit ses codes pour reconquérir le quotidien…

La 8e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne (CIBM), qui a rassemblé le 2 décembre dernier à Paris plus de 230 professionnels du secteur, a donné une photographie précise d’une filière qui absorbe les chocs, se réorganise et invente de nouveaux chemins. Une filière parfois secouée, mais résolument debout et, surtout, en mouvement !

Inflation durable, concurrence frontale sur le déjeuner, transformations des usages, montée du coffee-bakery, tensions RH, pressions réglementaires… Oui, la conjoncture est rude pour le secteur de la boulangerie-pâtisserie. Mais n’en déplaise, « le marché français reste en croissance de + 2 % à fin septembre 2025 », indiquait Michael Ballay du cabinet Food Service Vision, invité à intervenir lors de la 8e édition de la CIBM, organisée par Honoré le Mag. Et cela, il le doit grandement à l’activité snacking qui progresse dans les mêmes proportions, malgré une concurrence féroce.

Une bonne résistance

Les données partagées par le Gira confirment ce repositionnement. Le pain frais reste central (81% de l’offre BVP) mais le rythme de consommation évolue. A l’échelle européenne, elle était en recul sur la période 2003-2023 (- 0.4 % par an en moyenne) même si une reprise de 0,2 % par an est attendue d’ici 2028. La viennoiserie (8 % des ventes à + 1,3 %/an en moyenne en 20 ans et des perspectives annuelles à + 0;9 %), la pâtisserie (8 %/+ 0,7 %/0,6 %) et surtout les snacks salés (3 %/1,8 %/2,7 %) progressent, souligne Ségolène Foissac, Bakery Senior Consultant au sein du cabinet. En France, en boulangerie, « on va largement dépasser le tiers du chiffre d’affaires dédié à l’univers du snacking salé », estime Nicolas Nouchi de Strateg’eat. Rien d’étonnant à voir ainsi le salon sectoriel Europain être rebaptisé Sirha Bake & Snack pour sa prochaine édition qui se tiendra à Paris, du 18 au 21 janvier 2026. Cette photographie économique a, par ailleurs, été complétée par Lauriane Milési de Fiducial. Selon elle, le prix de la baguette atteindrait 1,10 € en moyenne et une sur quatre dépasse ce seuil. Malgré cela, « les clients sont toujours là », souligne-t-elle et la fréquentation reste solide, autour de 313 clients par jour. Le panier moyen progresse à 6,33 €, avec près d’un tiers des achats au-delà de 7 €. Ainsi, face à la hausse des charges, « le métier a su montrer une certaine stabilité » et s’adapter avec une adaptation progressive « des prix au plus juste ».

#CIBM2025

CIBM2025

Café, snacking : le cœur des usages s’affirme

Dans ce contexte bousculé, les chaînes de boulangeries poursuivent leur progression avec un parc de magasins en réseau qui devrait atteindre les 2 900 unités en 2025 selon Food Service Vision, soit + 110 par rapport à 2024. Elles s’imposent par leur lisibilité, leurs amplitudes horaires et leur maîtrise du bake-off. Cette pratique gagne d’ailleurs du terrain. Elle représente plus de 50 % des approvisionnements en GMS et de 40 % dans les chaînes de boulangerie, selon Gira. En réaction, les artisans remettent en avant la cuisson visible. « Montrer la fabrication » redevient un argument commercial puissant.

Le segment du midi perd cependant des parts de marché en boulangerie, au profit des magasins de proximité, dont les rayons snacking affichent des croissances à plus de 15 % dans certains centres urbains, poursuit Michael Ballay. Pour tenir, les boulangeries s’hybrident, se spécialisent, se déplacent. Chez Augustin & Mariette (groupe BC-CAP), Boris Calle assume une stratégie multiforme : implantation sur les campus, logistique internalisée, formats variés, adaptation fine aux territoires. « Toutes les zones de flux sont intéressantes : le travel, les stades, les lieux de loisirs ». D’autres enseignes (La Panetière représentée par Solenn Douard, Léonie Bakery avec Judith Tricon Russo, New Pan de Claudio Affinati ou encore Chez Lucien de Christophe Passédat) confirment la diversification en cours : gammes courtes mais lisibles, intégration du chaud en snacking, formats “grab & go”, travail accru sur les boissons, identité visuelle affirmée… Le café est d’ailleurs devenu un pivot du développement. « Festif et socialisant », il s’impose comme un prolongement du fournil. Le segment coffee-bakery figure, en effet, parmi les plus dynamiques de la restauration commerciale, porté par les consommations du matin et de l’après-midi. Une clé ? Etoffer la carte des boissons, chaudes ou froides, préparées sur place, a rappelé Cécile Crès-Brun de Cafés Richard.

Des lieux qui se réinventent

Si les usages évoluent, les lieux se réinventent en miroir. La Boulangerie du Louvre a ainsi présenté un modèle hors norme : production en sous-sol, contraintes muséales, gestion des flux touristiques, fournil derrière une baie vitrée avec « un dimensionnement unique en France » pour un lieu où le pain incarne le symbole culturel, comme l’a expliqué son chef boulanger Arnaud Chevalier. À Montmartre, le Bistrot Baguette de Sylvain Coulon-Gavalda mise sur la scénarisation : une pièce de théâtre retraçant l’histoire de la boulangerie-pâtisserie a marqué l’inauguration, renforçant l’attrait auprès des visiteurs internationaux. Autre proposition marquante : le bar à croissants de Louis Tortochot (Du Pain pour Demain), pensé comme un espace d’expérience et de personnalisation. Garnitures, jeu visuel… le croissant réinventé y devient alors un produit signature !

Valoriser la nutrition-santé

En parralèle de ces initiatives marquantes, le sujet nutrition s’impose à la filière. Pourtant, Sandrine Cuisenier et Léa Ribet du géant levurier Lesaffre ont mis en lumière le décalage qui peut exister entre perceptions et réalité scientifique quant à la consommation de pain : crainte infondée du gluten, confusion et méconnaissance levain/fermentation, rôle sous-estimé des fibres. Pascal Perriot (Ça passe Crème) a pour sa part présenté un travail centré sur les yolders, les 55–75 ans. Une génération trop souvent délaissée alors même qu’ « un yolder possède trois fois plus de patrimoine qu’un millennial ». Et de lancer, en souriant : « Pour cette génération, entrer dans une boulangerie, c’est Halloween », tant les offres sucrées dominent alors qu’eux font parfois face à des alertes de santé. De son côté Claudio Affinati, dont l’équipe en Italie développe un pain pensé pour le microbiote et non soumis à la contrainte logistique du pain frais classique, a insisté : « Un produit rééquilibré doit rester bon, sinon le changement n’est pas durable ! ».

Un contexte réglementaire et économique tendu

Il reste que l’environnement réglementaire mouvant aura occupé une place centrale lors de cette 8e CIBM, alors que la possibilité d’une taxe sur le sucre demeure dans les esprits de certains parlementaires. Paul Boivin, représentant de la Fédération des Entrepreneurs de Boulangerie-Pâtisserie (FEB), en appelle plutôt à un engagement formalisé du secteur pour réduire progressivement le sucre dans les recettes. Un travail qui nécessite aussi de déshabituer le palais des consommateurs. Dominique Anract président de la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF) a d’ailleurs souligné que la réduction du sel dans le pain a surtout été obtenue par la formation des jeunes professionnels et a donc pris du temps… Sur les matières premières, la hausse du beurre importé interroge la souveraineté des filières françaises. Chez Vandemoortele, spécialiste des matières grasses, Ophélie Caron rappelle : « Nous devons garantir une texture stable, un goût constant et une performance irréprochable, malgré les variations de marché ».

Filières, souveraineté, transmission : le cœur du métier

Ainsi, trois acteurs clés ont éclairé la manière dont la filière s’organise face aux défis actuels. Christophe Passedat, fondateur de l’enseigne de boulangerie Chez Lucien, a rappelé fermement son positionnement : « Le paysan, le meunier, le boulanger : ce sont trois métiers. Ceux qui écrasent leur blé oublient l’étape de la meunerie ». Attaché à la transparence, il fait découvrir chaque année la nouvelle récolte à ses clients pour reconnecter la consommation au vivant. Le produit est, chaque année, différent et le consommateur apprécierait beaucoup ce moment. Il a également conçu un laboratoire « sur-isolé » visant à améliorer les conditions de travail tout en réduisant l’impact énergétique, auquel il a ajouté une boulangerie pédagogique, la première en France. De son côté, Louis-Marie Bellot, héritier de seize générations de meuniers, a réaffirmé la mission qui guide ses choix : « Nourrir l’avenir sainement et durablement », avec 40 % de volumes issus de filières vertueuses. Quant à La Panière, l’enseigne dirigée par Pascal Cantenot est devenue entreprise à mission en 2022. Elle illustre l’engagement d’un réseau dans la durée, conjuguant structuration des filières, travail avec les producteurs et montée en compétences des équipes.

Autre sujet sensible : les RH alors qu’ « un artisan sur deux cite le recrutement comme une préoccupation« , rappelle Ségolène Foissac, évoquant les 26 000 postes à pourvoir dans la filière. Pour renforcer l’attractivité, boulangers et meuniers mènent des actions communes, notamment via l’initiative Chasseurs de graines, comme l’a rappelé Anne-Céline Contamine secrétaire générale de l’ANMF. Eugénie Girardeau des minoteries Girardeau insiste sur l’importance d’un engagement collectif. « On doit accompagner les boulangers dans leurs compétences et répondre aux nouveaux challenges du métier ». La question du management reste ainsi centrale. Domitille Flichy (Farinez’Vous), engagée dans l’insertion, évoque cet eneju de qualité de vie au travail qui est fondamental. « L’ambiance compte énormément ». Et pour les jeunes générations si cela ne leur convient pas, « ils le disent et s’en vont ».

Le cerveau et l’achat de pain : quand les biais s’invitent dans le métier

Face à ces nombreux enjeux concrets et d’actualité, certaines interventions de cette 8e CIBM permettaient également de prendre de la hauteur comme celle d’Étienne Maillard (Lesaffre) apportant un éclairage édifiant sur les biais cognitifs. « Nous recevons onze millions de bits d’information par seconde… et on en traite cinquante« , expliquait-il. Prix barrés, effet de contraste, exposition répétée… Autant de mécanismes qui orientent la décision d’achat, souvent à l’insu du consommateur, et qu’il faut bien avoir à l’esprit. En matière d’influence, comment ne pas évoquer les réseaux sociaux évidemment, souvent cités par les intervenants ? Pour donner de la visibilité à un concept, valoriser un produit, dynamiser un lieu, Instagram et TikTok sont ainsi devenus indispensables afin de capter l’attention, créer du flux et renforcer une identité. Et ce n’est en rien le seul apanage des réseaux alors que certains jeunes artisans cumulent aujourd’hui des millions de vues. Ainsi, comme l’observe l’expert Frédéric Loeb (Loeb Innovation), « La boulangerie moderne est bien une boulangerie hybride, une boulangerie qui innove, qui est plurielle, qui sait s’adapter, rebondir et faire face à ses défis » ! Une belle touche d’optimsime à remporter avec soi dans les fournils…

Marianne Roumégoux & Lucile Legaignoux

 

Merci aux partenaires de la 8e édition de la CIBM 

 

Observatoire FIDUCIAL 2024. Boulangerie-Restauration, des trajectoires différentes face à la hausse des coûts

L’Observatoire FIDUCIAL 2024 dévoile les nouvelles tendances des secteurs de la boulangerie-pâtisserie et de la restauration dans deux rapports. Ces deux branches clés de l’artisanat français font face à des enjeux similaires liés à la hausse des coûts et à la diversification de l’offre. La restauration rapide a perdu 18 points de remplissage et a vu sa trésorerie chuter fortement.
Dans deux rapports sectoriels, l’Observatoire FIDUCIAL 2024 met en lumière des trajectoires divergentes entre la boulangerie-pâtisserie et la restauration. Alors que la première voit son chiffre d’affaires résister, voire progresser grâce à une diversification réussie de l’offre, notamment grâce au snacking, la restauration peine à compenser une baisse notable de la fréquentation, notamment la restauration rapide, malgré une hausse des prix. La boulangerie profite d’une stabilisation des coûts de production et d’un ticket moyen en hausse, tandis que la restauration voit ses marges fondre sous l’effet d’une baisse du taux de remplissage et de la flambée des coûts énergétiques (+ 50 % sur trois ans).
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La boulangerie et la restauration rapide, grands gagnants des JO et JP de Paris 2024

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont eu un effet stimulant sur la consommation en France, notamment dans le secteur de la restauration, indique le Baromètre Digital & Payments de BPCE L’Observatoire. Malgré un contexte compliqué, l’observatoire note des hausses en restauration, rapide notamment mais aussi les bars et surtout dans les boulangeries, particulièrement en Île-de-France, renforcées par un afflux de touristes étrangers et provinciaux.

Alors que de nombreux observateurs s’interrogent encore sur l’impact réel des Jeux Olympiques et Paralympiques sur la restauration, il semble que le secteur sorte son épingle du jeu, si l’on en croit le Baromètre Digital & Payments de BPCE L’Observatoire. En Île-de-France, qui a accueilli la majorité des épreuves, l’augmentation des dépenses est significative dans les restaurants, bars, boulangeries et restauration rapide, souligne l’étude. C’est le secteur de la boulangerie qui occupe le haut du pavé avec + 14 % pendant les JO et + 16 % durant les JP, devant la restauration rapide à + 9 % et + 12 %. Pour la restauration traditionnelle, l’observatoire évoque + 4 % sur la durée des JO et + 5 % durant les Jeux Paralympiques. Cette dynamique a montré que les consommateurs ont été motivés par l’effervescence des Jeux à sortir et à dépenser davantage, malgré quelques contraintes liées à l’organisation et à la sécurité autour des sites olympiques.

 

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Bridor s’engage pour réduire le sel dans ses pains

Aujourd’hui, les consommateurs sont de plus en plus attentifs à leur alimentation : 65 % des Français consultent régulièrement la composition des produits qu’ils achètent (source CHD Expert 2021). En phase avec leurs attentes, Bridor, spécialiste dans la fabrication de produits de boulangerie surgelés premium, s’engage pour réduire la teneur en sel de ses pains. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de l’engagement nutrition de l’entreprise, visant à améliorer la composition nutritionnelle de ses produits sans compromis sur le goût.

Consciente de cet enjeu de santé publique, Bridor est engagée depuis plusieurs années pour minimiser la teneur en sel de ses produits, sans compromis sur la qualité. L’entreprise s’est fixée pour objectif de retravailler toutes ses recettes de pains pour atteindre une teneur maximale de 1.3g de sel pour 100g de produits tels que consommés (produits cuits). Cette démarche mesurée et progressive est en phase avec les engagements de la Fédération des Entreprises de Boulangerie (FEB).

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La CNBPF dévoile les résultats de sa grande consultation

Pour continuer d’adapter les boulangeries-pâtisseries aux nouveaux besoins et aux nouvelles attentes des consommateurs, des boulangers-pâtissiers et plus largement de leur écosystème, la Confédération Nationale de la Boulangerie-Pâtisserie Française (CNBPF) a déployé, du 18 avril au 2 juin 2024, la plus grande consultation jamais lancée dans la profession. Sur la plateforme citoyenne Make.org, clients et acteurs de l’écosystème ont formulé des propositions et voté pour les meilleures d’entre-elles.

Après avoir reçu 750 propositions et près de 140 000 votes, la CNBPF a étudié les idées les plus populaires et dévoile les grands axes stratégiques sur lesquels elle entend travailler pour déployer, dès le mois de septembre, des initiatives concrètes au sein de toutes les boulangeries-pâtisseries du territoire. Leur mise en place sera financée par la création d’un fonds de développement dédié. Cinq priorités se détachent, notamment un besoin de transparence, qui est la plus largement plébiscitée avec un nombre important de propositions (36 %). […]

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#CIBM2023. Immersion en vidéo dans la 6e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne

C’est aux Pavillons des Etangs, à Paris, que s’est tenue, le 28 novembre dernier, la la 6e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne, organisée par notre magazine frère, Honoré Le Mag. Toute la filière de la boulangerie-viennoiserie-pâtisserie internationale s’était donc donné au rendez-vous pour débattre de l’actualité d’un secteur en pleine révolution snacking et « coffee shop » et confronté à de vrais défis conjoncturels et structurels. Immersion avec cette vidéo Snacking TV.

Grosse affluence pour la 6e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne avec plus de 230 participants présents, au sein des Pavillons des Etangs, le 28 novembre dernier. Organisée par Honoré Le Mag avec le soutien de France Snacking, la manifestation aura permis de débattre et apporter quelques réponses précieuses à une filière particulièrement touchée par un contexte économique complexe. La flambée des prix des matières premières et de l’énergie a laissé des traces mais artisans, réseaux boulangers, meuniers, distributeurs ou encore équipementiers, tous représentés lors ce cette journée, disposent de nombreux leviers à actionner pour rebondir. Après l’intégration des produits de snacking et cuisine boulangère, la prochaine étape sera la révolution « coffee bakery » pour faire de ces lieux de passage du quotidien que sont les boulangeries, de véritables lieux de vie.

 

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Premières estimations de la récolte de blé tendre 2023

Avec 75 q/ha, les premières estimations du rendement national en blé tendre, publiées le 6 juillet par Arvalis et Intercéréales (interprofession céréalière), tablent sur une hausse de 5 % par rapport à la moyenne des dix dernières années. Les bonnes conditions de semis à l’automne et les pluies régulières en début de printemps ont favorisé la croissance précoce des plantes.

Les rendements de 2023 devraient être plus homogènes qu’en 2022, même si les alternances de périodes chaudes et des excédents de pluie devrait entraîner localement un plafonnement des rendements. S’agissant de la qualité des grains, la teneur moyenne en protéines dans le blé tendre français atteindrait 11,4 %, une valeur équivalente à celle de 2022 et à la moyenne décennale. « La pluie printanière a permis d’atteindre des densités d’épis et de grains/m² élevés, y compris sur les sols superficiels. Le faible rayonnement et les fortes températures tardives, qui ont provoqué un stress hydrique élevé en fin de cycle, ont cependant plafonné les rendements jusque dans les sols profonds.

Dans certains départements de la moitié Sud, l’hiver humide et des sécheresses parfois très intenses de fin février à fin avril ont entamé plus fortement ce potentiel », précise François Laurent, directeur R&D d’Arvalis. Ces prévisions rassureront les opérateurs.

« Nous sommes confiants sur notre capacité à satisfaire les besoins du quotidien des Français et de nos clients à l’international. La filière céréalière française confirme ainsi son rôle central pour assurer notre souveraineté alimentaire et la sécurité alimentaire de nombreux pays dans le monde »,
Affirme Jean-François Loiseau, président d’Intercéréales.

Retrouvez cet article sur le site Boulangerie-bakery.com

Promesses tenues pour la 5e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne

La 5e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne aura tenu toutes ses promesses, pour une filière en demande d’information et de solutions dans un contexte particulièrement complexe. Organisée le 23 novembre dernier par Honoré Le Mag au sein des Pavillons des Etangs à Paris, cette manifestation aura rassemblé plus de 210 participants décideurs de toute la filière du Bakery Business pour échanger et débattre de l’actualité du secteur qui prend de plein fouet la flambée des prix des matières premières et de l’énergie. Artisans, réseaux boulangers mais aussi meuniers, distributeurs, équipementiers étaient donc au rendez-vous pour tenter d’apporter des solutions, chiffres à l’appui.

Pour découvrir certains des moments forts de ce rendez-vous incontournable, également animé par la présence des partenaires Bridor, Crisalid, Lesaffre, Meditea, Metro, The Kitchen Project et Vandemoortele, nous vous proposons un joli retour en images au travers de cette vidéo SnackingTV tournée à cette occasion.

Retour en images sur la 4e édition de la CIBM

Toute la filière de boulangerie-viennoiserie-pâtissière avait rendez-vous le 16 novembre dernier pour la 4e édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne (CIBM). Nous vous proposons, dans cette vidéo Snacking TV, de revenir en images sur les grands moments de cette journée qui célébrait la capacité de résilience du secteur face aux conséquences de la pandémie.

La Convention Internationale de la Boulangerie Moderne à Paris le 12 octobre !

La 1re édition de la Convention Internationale de la Boulangerie Moderne (CIBM), organisée par Honoré Le Mag avec le soutien de France Snacking, se tient à Paris le 12 octobre prochain. Un rendez-vous à ne pas manquer pour faire le point sur une filière du Bakery Business en train de se réinventer, du grain jusqu’au fournil !

C’est à Paris que notre confrère Honoré Le Mag, avec le soutien de votre magazine France Snacking, a décidé de rassembler tout l’univers du Bakery Business international le 12 octobre 2017 à l’occasion de ce premier CIBM qui en appelle d’autres. Face à un univers de la boulangerie qui a entamé des mutations profondes à tous les échelons de la filière, cette journée de conférences et de rencontres s’annonce comme un rendez-vous incontournable de cette fin d’année, dont Bridor, Delifrance, Lesaffre et Metro Cash & Carry seront partenaires. Elle rassemblera ainsi quelques maîtres de la boulangerie internationale mais aussi les réseaux boulangers et autres panèteries, les meuniers, les ingrédientistes et fournisseurs, les distributeurs du secteur, de la GMS mais aussi un certain nombre d’experts tels que des cabinets d’experts, agenceurs ou autres acteurs du secteur des nouvelles technologies qui nous livreront leur expérience sur ce qu’ils projettent pour la boulangerie de demain. A cette occasion, un certain nombre d’études ad hoc exclusives seront présentées aux participants de la Convention.

Parmi les problématiques au cœur de la filière qui seront débattues lors de ce 1er CIBM :

  • Analyse des zones motrices de la boulangerie internationale
  • Les grands défis de la BVP
  • Les us et coutumes du pain à travers le monde
  • Les profils de consommateurs et leurs attentes
  • Pâtisserie, chocolaterie, restauration boulangère : la diversification du métier de boulanger
  • GMS, réseaux boulangers : les formats gagnants de demain ?
  • Frais vs surgelé : comment trouver le bon mix ?
  • Revue de concepts du Bakery & Coffee Business
  • Ingrédients et levains : quelle place donner à la tradition ?

Alors, ne manquez pas cette occasion exceptionnelle pour débattre des opportunités d’un marché en mutation, du grain au fournil ! Et ainsi, mieux appréhender la révolution de l’offre produits-services.